Page extraite du site http://www.soloceans.com/

La SolOcéane se situe sportivement et financièrement entre les compétitions transatlantiques réservées aux premiers niveaux de la filière des courses océaniques en solitaire et le Vendée Globe, qui en est le sommet. La SolOcéane se courra tous les deux ans autour de la planète, dans le sens traditionnel ouest - est, autour des trois caps mythiques : Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn, avec escale d'un mois environ en Nouvelle-Zélande. Soit au total 26 000 milles (48 000 km) en deux parties devant les étraves des solitaires sur les monotypes Veolia Oceans®.
La première étape de la SolOcéane relie la France à la Nouvelle-Zélande par le Cap de Bonne-Espérance, au sud de l'Afrique et par le Cap Leeuwin, la pointe méridionale de l'Australie. La navigation très au sud de ces caps se pratique dans les Quarantièmes Rugissants et Cinquantièmes Hurlants de l'Océan Indien. Véritable carte postale dans sa partie nord, cet océan est un enfer sur la route de la Nouvelle-Zélande. Ces 14 000 milles nautiques (26 000 km) devraient être couverts en 52 jours environ par les monotypes Veolia Oceans® de 16 mètres menés par des solitaires.
La seconde étape de la SolOcéane relie la Nouvelle-Zélande à la France. Bravant les vents furieux de cette partie du globe où peu de marins s'aventurent en dehors des compétitions océaniques, les solitaires auront à traverser des zones où dérivent fréquemment des icebergs pour plonger dans l'Océan Pacifique vers le Cap Horn, extrémité sud du continent américain. Ensuite, les solitaires remonteront les océans atlantiques Sud et Nord à destination du point de départ. Ces 12 000 milles (22 000 km) devraient être parcourus en 54 jours environ. Plus courte que le premier trajet de près de 2 000 milles (3 700 km), cette remontée est également l'étape la plus dure car exposée à des vents contraires à la progression des solitaires en Atlantique Sud puis en Atlantique Nord.
Dans les deux zones de navigation situées le plus au sud, de part et d'autre de la Nouvelle-Zélande, les solitaires devront contourner des points de passage (way points) pour éviter de rencontrer trop d'icebergs et pour demeurer à portée de repérage aérien en cas d'avarie grave.
A la descente, durant la première étape, puis à la remontée, entre Nouvelle-Zélande et France, les solitaires affronteront les zones orageuses et piégeuses du Pot au Noir, à proximité de l'Équateur.
Ces deux étapes d'une cinquantaine de jours de navigation chacune situent la SolOcéane juste au-dessus des vingt à trente jours de mer des solitaires engagés sur des unités de 6,50 mètres (Classe Transat 6,50), de 10,10 mètres (Classe Figaro Bénéteau) ou de 12,20 m (Class 40) des courses transatlantiques. Cependant, chacune des deux étapes de la SolOcéane est inférieure aux 80 à 90 jours de course des solitaires du Vendée Globe, le tour du monde quadriennal sans escale et sans assistance sur des monocoques prototypes de 18,20 mètres.
La SolOcéane se courra tous les deux ans. Ceci revient à une course par an : première étape en 2009, deuxième étape de la première édition en 2010 ; puis étape France - Nouvelle-Zélande de la seconde édition en 2011, avec retour en 2012. Puis ainsi de suite pour chaque édition.