Page extraite du site http://www.soloceans.com/

SolOcéane

SolOcéane

Eric Loizeau à bord du monotype SolOceans

Jeudi 9 avril 2009 RSS actualités

Eric Loizeau* a navigué à bord du monotype SolOceans du 3 au 5 avril, de Caen (Basse-Normandie) à destination de Belle-Ile, puis de Lorient (Morbihan) pour assister au départ de la Transat BPE. C’est sa seconde navigation à bord, après quelques centaines de milles parcourus en Méditerranée et en Atlantique l’automne dernier. Eric Loizeau livre ses impressions au sujet de cette classe monotype océanique conçue pour participer à la Transat Jacques Vabre 2009, à la Route du Rhum 2010 et à la SolOcéane 2011-2012.

Eric Loizeau à bord du monotype SolOceans - Avril 2009 Eric Loizeau à la barre du monotype SolOceans, bord à bord avec Pen Duick III avec lequel il remporta deux étapes de la Whitbread 1977-78, la course autour du monde en équipage, dont celle du Cap Horn, sous les couleurs de Gauloises 2
Photo libre de droits pour un usage presse sous réserve de la mention obligatoire :
Photo SailingOne

"Nous avons eu de 0 à 18 nœuds de vent. La mer était peu agitée. Nous n’avons pas été mouillés. Nous avons surtout navigué face au vent lorsque la brise était soutenue, sous grand-voile haute et Solent. Nous avons également utilisé le Code 0 dans le vent faible, le Gennaker… et le moteur."

"La première impression en navigation à bord du monotype SolOceans est que c’est un bateau facile, bien qu’il soit high-tech. Malgré ses seize mètres et un mât de près de 23 mètres, on le prend rapidement pour un petit bateau, car tout est simple. Le moulin à café paraît même un peu surdimensionné. Toutefois, je pense que c’est très pratique pour prendre les ris dans la grand-voile et pour le Gennaker. Cela évite sûrement de s’épuiser et de gagner en efficacité. J’ai envie de naviguer dans la brise pour tester cela."

"Le monotype SolOceans est agréable à barrer, même dans le petit temps. Il est stable et accélère facilement. Il donne une impression de solidité et de fiabilité. Je suis confiant sur sa capacité à naviguer en solo sur des transats. Je me sentirai en sécurité, à l’aise, en course autour du monde. Il est vraiment fait pour ça."

"Je m’étais laissé dire qu’il était "collé" dans le petit temps. Or, ce n’est pas l’impression que j’ai. Il va vite avec peu de vent, bien que les voiles accusent l’équivalent de plus d’un tour du monde. Elles sont dans un état de qualité étonnante après autant de milles parcourus."

"La cellule de vie est spartiate évidemment, mais pratique. Il faudrait juste descendre les couchettes de vingt centimètres car on est un peu haut. Le changement de la bouteille de gaz du réchaud n’est pas pratique. Il faudra trouver une solution mieux adaptée pour un solitaire. Il faudrait aussi une indication d’inclinaison de la quille. Cela fait défaut en ce moment. Le système existe sur les 60 pieds et ce n’est pas compliqué à installer. Je crois que c’est déjà fait sur le numéro deux de la série et que cela n’a pas encore été répercuté sur le numéro un sur lequel j’ai navigué."

"La conclusion de cette deuxième navigation à bord du monotype SolOceans est que j’ai hâte de revenir une troisième fois pour une navigation au reaching ou au portant dans une forte brise et une mer formée, c’est-à-dire dans les véritables conditions musclées d’une navigation océanique."

 

* Eric Loizeau est un des derniers Mohicans de la course océanique. Equipier de Eric Tabarly, ce dernier lui avait confié Pen Duick III, rebaptisé Gauloises 2 pour courir la Whitbread 1977-78, la course autour du monde en quatre étapes en équipage. Eric Loizeau remporta l’étape du Cap Horn et la dernière étape. Pionnier des courses océaniques sur multicoques avec Gauloises 4, Roger & Gallet puis Duel Aigle, il en fût champion du monde en 1986, l’année où il remporta la Transat en double Rouen - New York avec Patrick Tabarly. Il a également détenu le record de traversée de l’Atlantique en solitaire (1982). Reconverti dans les raids de sport-aventure au début des années 90, Eric Loizeau a gravi l’Everest en 2003 (Expédition du Centenaire) avec Patrick Berhault et Nicolas Mugnier. Son ambition désormais : s’offrir une course autour du monde en solo avec le maximum de chances de se mêler aux débats pour la victoire.


Actualités précédentes

Newsletter

Monotype SolOceans

Monotype SolOceans   Monotype SolOceans

Video Solocéane

Video Solocéane

Parcours

Positions

Videos

Videos

Partenaires

Médiathèque

Une réalisation Actinext, studio web du Groupe AFG, pour SailingOne.