Page extraite du site http://www.soloceans.com/

SolOcéane

Départ : J - 477
25 octobre 2009
SolOcéane

Quelques réponses aux questions en cours

Mercredi 22 Novembre 2006 RSS actualités

La SolOcéane s'organise et la construction des Monotypes Océaniques® se met en route conformément aux objectifs fixés. Skippers tentés par la compétition, chefs d'entreprises séduits par les garanties offertes, représentants des médias intéressés par l'aventure sportive qui redonne la parole à l'aspect humain de la voile océanique, en faisant la part belle à l'émotion dans la tradition des grandes aventures maritimes, tous se posent des questions légitimes à quasiment trois ans du premier départ de France à destination de Nouvelle-Zélande. Nous avons regroupé les principales interrogations et Yvan Griboval, concepteur et coordinateur général de la SolOcéane, initiateur du Monotype Océanique®, y répond.

Yvan Griboval Yvan Griboval, directeur général de SailingOne, est concepteur et coordinateur général de la SolOcéane. C'est également l'initiateur du Veolia Oceans®. Vainqueur de la Whitbread 1985-86 aux côtés de Lionel Péan sur L'Esprit d'Equipe, il conseille entreprises et collectivités depuis 1988 et organise des compétitions de voile internationales depuis 1990.
Photo libre de droits pour un usage presse sous réserve de la mention obligatoire :
Photo Jean-Marie Liot - SailingOne


La SolOcéane est un nouveau concept dans la voile, dans lequel la différence se joue au niveau de la performance des skippers et non pas des bateaux - qui sont tous identiques. Avez-vous fait une étude qui indiquerait le niveau d'intérêt, évaluerait la demande notamment en ce qui concerne les solitaires ? S'il n'existe pas d'étude, quel genre de feedback avez-vous reçu de skippers potentiellement intéressés ?

La SolOcéane est la première et la seule course océanique sur grande distance courue à égalité de chances sur des monocoques tous identiques : les Monotypes Océaniques®. C'est donc aussi la première course autour du monde en solitaire dans ces conditions sportives exceptionnelles.

La SolOcéane est donc une "course ultime" (ultimate race), comme l'ont tout de suite surnommée une majorité de nos interlocuteurs néo-zélandais. Les hommes et les femmes y seront classés uniquement selon des facteurs humains. Par exemple, le bateau et le budget de l'armateur/sponsor ne sont pas des facteurs déterminants dans le classement de la SolOcéane. C'est notre credo.

La philosophie de la SolOcéane est plus proche de la philosophie d'une compétition d'athlétisme que de celle d'un grand prix de Formule 1 ou de celle d'un rallye automobile WRC. Avec la SolOcéane, la voile océanique est exclusivement fondée sur l'aspect humain du sport.

Avant d'annoncer la création de la SolOcéane et du Monotype Océanique®, nous avons passé près de quatorze mois à consulter les skippers de plusieurs nationalités pour recueillir leurs avis. C'est leur enthousiasme pour le concept défini ci-dessus qui nous a définitivement décidé à réaliser ce projet.

Cinq points forts de la SolOcéane sont cités par tous les skippers consultés :

  1. Monocoques de 16 mètres high-tech, performants, tous identiques ;
  2. Budgets contrôlés et limités accessibles pour des entreprises (des sponsors) de taille moyenne ;
  3. Possibilité de participer à la SolOcéane sans avoir besoin d'une équipe technique de plusieurs personnes ;
  4. Pas de développement technique à effectuer sur les bateaux (tous identiques) ou sur les voiles (toutes identiques) ;
  5. Répétition de la course tous les deux ans avec une étape de cinquante jours environ tous les ans.

En conclusion : Le nombre de skippers intéressés est beaucoup plus important que ce que nous avions envisagé à l'origine.

Les courses océaniques en solitaire (ou en équipage) qui existent aujourd'hui ou qui ont été annoncées pour 2007 ou 2008, sont toutes plus "compliquées" que la SolOcéane.

Pour toutes ces courses océaniques actuelles ou futures, il faut en effet : beaucoup d'argent, un design-team de plusieurs personnes pour concevoir un prototype ; une équipe technique de plusieurs personnes pour préparer puis pour développer ce prototype ; une équipe de spécialistes pour développer les voiles ; beaucoup de temps de travail pour faire évoluer la coque et les équipements du prototype chaque année, entre chaque course. Or, chaque année qui passe, la valeur du prototype décroît, tout comme le capital investit par les partenaires ou par le skipper - qui est souvent propriétaire de son bateau de course.

Dans ces conditions, la SolOcéane séduit six catégories de marins :

  1. De jeunes skippers spécialistes de la course océanique en solitaire qui souhaitent s'engager dans leur première course autour du monde. Il s'agit notamment des skippers de la Classe Mini 6,50 qui sont plusieurs centaines au monde à ce jour. Ce sont des skippers qui, sauf exceptions, n'ont jamais couru autour du monde ;
  2. Des skippers spécialistes de la course océanique en équipage ou de la course océanique en solitaire qui possèdent déjà un beau palmarès et qui disposent d'une notoriété importante. Ces marins veulent toujours et encore participer à des courses océaniques professionnelles, mais ils ne souhaitent plus s'engager dans des campagnes aussi compliquées que celles de la Volvo Ocean Race, de la Velux Five Oceans, du Vendée Globe ou de la Barcelona World Race, par exemple… ;
  3. Des skippers spécialistes de la course océanique qui n'arrivent pas à s'engager dans les courses océaniques actuelles car ils ne trouvent pas les gros budgets nécessaires pour courir une Volvo Ocean Race, une Velux Five Oceans, un Vendée Globe ou une Barcelona World Race ;
  4. Des équipiers de course océanique qui souhaitent réaliser leur propre projet et devenir skipper à leur tour, mais qui ne peuvent pas le faire aujourd'hui car les conditions financières et techniques sont souvent inaccessibles pour la majorité d'entre eux ;
  5. Des spécialistes de la voile olympique qui souhaitent mener une véritable carrière professionnelle après leur carrière sportive amateur. Ils ont envie de réaliser leur propre projet sportif dont ils seront le leader. C'est la possibilité de courir à égalité de chances dans le cadre d'un budget limité qui les séduit prioritairement ;
  6. Des spécialistes de l'America's Cup qui souhaitent mener leur propre projet sportif dont ils seront le leader.

Actuellement nous sommes en relation avec des skippers de : France, Angleterre, Australie, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Italie, Espagne, Ukraine, Pologne. Or, il faut préciser que notre campagne de promotion hors des frontières françaises à destination des skippers et entreprises n'a pas encore débuté et ne débutera réellement qu'au printemps 2007.

Aujourd'hui, nous sommes capables de construire et de vendre au moins huit à dix Monotypes Océaniques® pour la première édition de la SolOcéane (2009-2010). Notre objectif est d'en réaliser douze. Nous pourrons peut-être en construire et en vendre plus de douze mais quinze au maximum.

Nous comptons réserver entre 40% et 60% de cette flotte de Monotypes Océaniques® à des skippers étrangers à la France.



D'une manière générale, quelles initiatives avez-vous prévu de prendre pour attirer l'attention et l'intérêt des skippers ?

En premier, pour effectuer la promotion de la SolOcéane et du Monotype Océanique®, nous utilisons les moyens de promotion traditionnels : site Internet, campagne de relations avec la presse spécialisée voile dans le monde entier, contacts directs avec les skippers, contacts directs avec les associations de skippers, contacts directs avec les associations de propriétaires et de coureurs de monocoques océaniques, etc…

Nous avons débuté ces démarches promotionnelles à l'automne 2005, c'est-à-dire quatre ans avant le départ de la première édition de la SolOcéane, ce qui est exceptionnel pour une course océanique. Généralement la promotion est effectuée l'année du départ ou de 18 à 24 mois plus tôt.

En complément de ces méthodes traditionnelles, nous avons trois grands moyens de promotion de la SolOcéane et du Monotype Océanique® :

Premièrement, la SolOcéane est la première course océanique pour laquelle sera réalisé un véritable warm up, deux ans avant la première édition. C'est-à-dire qu'en octobre 2007 un, ou peut-être deux Monotypes Océaniques® s'élanceront du site de départ officiel en France pour aller à Auckland ou Wellington en Nouvelle-Zélande, où ils arriveront vers le 15 décembre. Ils repartiront ensuite vers le 17 / 20 janvier 2008 pour un retour vers le site d'arrivée officiel en France.

Pour mieux tester les Monotypes Océaniques® autour du monde et pour permettre à un plus grand nombre de skippers de naviguer sur le Monotype Océanique® dans ces conditions en 2007-2008, chaque monocoque embarquera deux marins. Certains n'effectueront qu'une seule étape, pour augmenter encore le nombre de ceux qui testeront le Monotype Océanique® dans le véritable contexte de la SolOcéane.

Une fois en Nouvelle-Zélande, entre le 20 décembre 2007 et le 15 janvier 2008, un grand nombre de skippers néo-zélandais et australiens seront invités à naviguer sur le Monotype Océanique® et des opérations de relations publiques seront organisées pour les entreprises intéressées par un engagement aux côtés de skippers néo-zélandais.

Deuxièmement, pour effectuer la promotion du Monotype Océanique® et de la SolOcéane, un calendrier de compétitions internationales est actuellement en préparation pour la saison 2008, avec une célèbre course océanique en solitaire entre l'Angleterre et les Etats-Unis et une course transocéanique retour au départ de New York et arrivée en France. Des Monotypes Océaniques® seront probablement engagés dans la Rolex Fastnet Race, la course au large traditionnelle d'hémisphère nord la plus célèbre au monde, puis dans la Semaine des Voiles de Saint-Tropez (France) et dans la Rolex Middle Sea Race (Malte) en fin de saison.

Troisièmement, à l'occasion de chaque compétition dans laquelle seront engagés les premiers Monotypes Océaniques®, une unité sera spécialement réservée pour permettre à des skippers des pays visités de découvrir ce monotype et pour que nous leur présentions la SolOcéane dans les meilleures conditions. Entre deux compétitions, un Monotype Océanique® fera escale dans des grands ports étrangers (Canada, Espagne, Italie, par exemple) pour accueillir des skippers de ce pays afin de leur présenter le Monotype Océanique® et la SolOcéane. Les skippers anglais, américains, canadiens, espagnols, français, italiens, allemands, suédois, hollandais, grecs et ukrainiens sont directement concernés.

Chacune de ces trois phases de promotion exceptionnelle du Monotype Océanique® et de la SolOcéane bénéficiera d'une médiatisation internationale garantie.

C'est la première fois dans l'histoire des courses océaniques internationales qu'une telle campagne mondiale de promotion d'un nouveau bateau et d'une course sera ainsi effectuée.



Combien de bateaux espérez-vous pour la première édition de la SolOcéane, en 2009 et pour les éditions suivantes ?

Le nombre de Monotypes Océaniques® engagés dans la SolOcéane 2009-2010 dépend de notre capacité de construction.

Aujourd'hui, nous avons la certitude de disposer de plus de clients pour acheter les Monotypes Océaniques® que nous ne pourrons en fabriquer avant l'été 2009.

Pour la première édition de la SolOcéane (2009-2010), dans la plus mauvaise des hypothèses, nous pourrons produire huit Monotypes Océaniques® pour qu'ils soient au départ le 25 octobre 2009. C'est déjà un plus grand nombre de concurrents que lors de la dernière édition de la Volvo Ocean Race qui a accueilli sept concurrents aux fortunes diverses, où seulement cinq ont officiellement bouclé tout le parcours. Pourtant, la Volvo Ocean Race a bénéficié d'une exposition média planétaire et d'un grand succès d'estime international.

Selon les prévisions basses, nous pourrons produire dix Monotypes Océaniques®.

Selon notre planning actuel, nous pourrons produire douze Monotypes Océaniques®.

Si nous réussissons à optimiser notre cadence de production, nous pourrons produire plus de douze unités. Mais nous ne pourrons certainement pas dépasser quinze Monotypes Océaniques® produits pour la première édition.

Pour la deuxième édition de la SolOcéane (2011-2012), notre objectif est d'avoir entre quinze et vingt Monotypes Océaniques® au départ.

Pour les éditions suivantes, nous nous interrogeons. Faut-il limiter le nombre de participants à vingt ou à vingt-cinq pour des raisons de sécurité ? Faut-il limiter le nombre de concurrents à quinze pour rendre la SolOcéane plus élitiste ? Faut-il ne laisser aucune limite à la participation ? Faut-il viser un objectif de trente solitaires au départ, ou plus ? Nous ne sommes pas en mesure de répondre à ces questions aujourd'hui. Les réponses dépendront également des capacités d'accueil des ports de départ/arrivée de la SolOcéane en France et en Nouvelle-Zélande.

Comme nous contrôlons 100% des règlements de la Classe Monotype Océanique® et des règlements de la SolOcéane, cette décision sera prise en partenariat avec les représentants des sites français et néo-zélandais de départ/arrivée de la SolOcéane après la première édition ou après la seconde. Ensuite, nous soumettrons cette proposition d'évolution de la SolOcéane aux fédérations sportives concernées. Après concertation et, éventuellement, modification de nos propositions, ces fédérations valideront une décision collégiale.

 

Pensez-vous que d'autres courses comme le nouveau Global Ocean Challenge et la Barcelona World Race pourraient avoir un impact négatif sur la SolOcéane, voire entraver son développement ?

Notre perception de la "concurrence" potentielle d'autres courses par rapport à la SolOcéane repose sur trois paramètres fondés sur l'expérience acquise en trente ans d'activités dans le monde des compétitions de voile :

Premièrement, plus il y a de courses océaniques traditionnelles, c'est-à-dire dans lesquelles il est nécessaire de disposer d'un prototype onéreux, plus le nombre de skippers tentés par ces compétitions augmente. De la même manière, le nombre d'entreprises armateurs/sponsors augmente aussi.

Plus le nombre de skippers et d'entreprises armateurs/sponsors séduits par une course océanique en solitaire ou en équipage réduit (en double) augmente, plus le nombre de concurrents potentiels de la SolOcéane augmente. C'est absolument mathématique.

En effet, comme nous l'avons exposé plus haut, les courses comme le Global Ocean Challenge ou la Barcelona World Race sont ouvertes à des bateaux différents les uns des autres qui dépendent d'une jauge, de la plus petite à la plus grande : Class 40' (12,20 m), IMOCA 50' (15,20 m) et IMOCA 60' (18,20 m).

Les bateaux engagés pour la victoire dans les compétitions réservées à ces catégories sont majoritairement des prototypes. Or, ces prototypes exigent de gros budgets. Il faut en effet disposer d'un prototype récent et haut de gamme pour espérer bien se classer, même si la toute jeune Class 40' n'est pas encore entrée dans cette démarche - ce qui ne saurait tarder selon nos informations.

Un bon prototype est un bateau qui coûte cher à la construction, dont le développement est onéreux et qu'il faut changer régulièrement pour disposer d'une monture toujours plus performante. En ce domaine, les budgets sont difficiles - voire impossibles - à contrôler. En effet, en début de saison des courses, on ne sait pas quelles nouvelles modifications seront nécessaires s'adapter aux protos les plus performants, c'est-à-dire souvent à ceux qui sont dotés des plus gros budgets de fonctionnement. Ces budgets sont donc logiquement en augmentation permanente, sans aucune réelle limite, malgré la bonne volonté des organisateurs de courses océaniques - qui ne disposent d'ailleurs concrètement d'aucun moyen pour limiter ces augmentations.

Or, pour la SolOcéane, nous avons tout conçu et nous ferons tout pour que ces inconvénients n'existent pas. C'est pour cela que nous sommes à la fois : concepteur de la SolOcéane ; concepteur et constructeur du Monotype Océanique® ; responsable des règlements et du programme de la Classe Monotype Océanique® ; responsable des contrôles de respect de la monotypie et responsable des évolutions techniques qui seront mises en œuvre par nos soins - et exclusivement par nos soins - chaque année à l'intérieur d'une enveloppe budgétaire définie et identique pour tous les Monotypes Océaniques®.

Dans cet esprit, nous établirons un contrat avec chaque skipper et avec chaque armateur/sponsor dans lequel nous nous engagerons : d'un côté à ce que la monotypie et les conditions sportives soient réellement identiques pour tous les concurrents et, de l'autre côté, à ce que les coûts de fonctionnement du Monotype Océanique® soient strictement contrôlés et ne puissent pas augmenter.

Selon le concept de la SolOcéane, nous sommes heureux de rappeler que seul le salaire du skipper pourra véritablement augmenter, au gré de ses performances et selon la volonté de ses propres partenaires. C'est un concept que les skippers anglo-saxons aiment et pratiquent beaucoup et que les skippers français perçoivent désormais avec un intérêt grandissant.

Deuxièmement, le Monotype Océanique® et la SolOcéane s'inscrivent dans une filière de course océanique en solitaire dont la catégorie supérieure en taille est celle des IMOCA 60', c'est-à-dire des monocoques prototypes de la Velux Five Oceans, du Vendée Globe et de la Barcelona World Race.

Si l'on compare cette filière océanique à un train, on peut considérer que la catégorie des monocoques prototypes de 60 pieds et leurs compétitions IMOCA 60' en sont la locomotive. Dans ces conditions, la Classe Monotype Océanique® et la SolOcéane sont le premier wagon de ce train, juste en arrière de l'IMOCA 60'.

Par conséquent, plus la locomotive sera puissante, plus le train ira vite et mieux évolueront tous les wagons. Le développement de la catégorie IMOCA 60' est donc un élément très favorable au développement de la SolOcéane et des Monotypes Océaniques®.

Dans le même esprit, plus les catégories inférieures à la Classe Monotype Océanique®, c'est-à-dire la catégorie IMOCA 50' et la nouvelle Class 40', se développent et ont du succès, plus le nombre de concurrents et d'entreprises armateurs/sponsors intéressés par la SolOcéane augmente. Dans la filière océanique en solitaire internationale, le réservoir de candidats skippers et de candidats entreprises armateurs/sponsors à la SolOcéane augmente donc régulièrement grâce au développement de ces catégories de bateaux inférieures en taille à celle du Monotype Océanique®.

Rappelons également que participer (ou organiser) une course sans étape est ce qu'il y a de moins onéreux pour tous les acteurs. C'est le cas de la Barcelona World Race et du Vendée Globe. Organiser une course océanique avec une escale, comme la SolOcéane, est plus onéreux, mais offre beaucoup plus d'exposition média qu'une course sans escale, car il y a deux départs, deux arrivées et un classement général. Une course avec de multiples escales, comme la Velux Five Oceans et le Global Ocean Challenge, offre plus d'exposition média, mais les coûts de participation (et d'organisation) sont très fortement augmentés au détriment du rapport qualité/prix de l'ensemble.

Le développement de la Class 40' et l'organisation du Global Ocean Challenge - dont le principal organisateur s'est beaucoup renseigné en octobre et novembre 2005 sur le concept de la SolOcéane et du Monotype Océanique® avant d'annoncer la création de sa compétition - est donc une seconde raison de se réjouir au profit de la SolOcéane et du développement du Monotype Océanique®. Nous lui souhaitons bonne chance dans son entreprise, car sa démarche concourt à faire, à terme, la promotion de la SolOcéane et du Monotype Océanique®.

La troisième raison de se réjouir du développement des courses océaniques autour du monde est qu'un important travail auprès des médias est effectué par les organisateurs de ces événements et par les responsables des relations avec la presse de chaque team engagé.

Les grands médias internationaux sont donc sensibilisés à ces compétitions océaniques autour du monde et l'on peut imaginer, compte tenu du talent des organisateurs et de la compétence des responsables des relations avec la presse de chaque team engagé, que le pouvoir de séduction de ces compétitions autour de la planète se développera dans les années à venir. C'est notre analyse au regard des évolutions qui se sont produites dans le domaine des aventures et des courses océaniques depuis 1968.

Néanmoins, une seule compétition en solitaire autour du monde oppose des hommes et des femmes à égalité de chances, en favorisant l'émotion et non pas les différences technologiques des bateaux : la SolOcéane.

Nous pensons par conséquent que le travail effectué par les organisateurs et par les responsables des relations avec la presse de chaque team engagé dans ces nouvelles compétitions ou dans celles qui existent déjà profitera efficacement et de façon pérenne à la promotion mondiale de la SolOcéane et du Monotype Océanique®.

 

Où en êtes-vous à l'heure actuelle en ce qui concerne la négociation et le choix des sites français et néo-zélandais qui accueilleront la SolOcéane ?

Précisons en préambule que ce choix repose sur une multitude de critères techniques au titre d'un événement réellement international qui montera vite en puissance au gré d'une édition tous les deux ans, c'est-à-dire un départ ou une arrivée chaque année pour chacun des sites, français et néo-zélandais. Ce rythme débutera d'ailleurs dès l'automne 2007, avec le départ du warm up, le tour du monde de reconnaissance sur le parcours de la SolOcéane.

Parmi ces critères qui nous permettront de faire un choix, le plus important est l'enthousiasme sincère que nous attendons des élus et des responsables des sites en question. C'est pour nous la meilleure garantie de succès, l'atout majeur pour pérenniser la SolOcéane et la situation idéale pour optimiser la promotion du site et de ses spécificités en tous domaines.

Nos démarches progressent chaque jour en ce qui concerne le choix du site qui accueillera le départ et l'arrivée de la SolOcéane en France. Quatre sites sont encore en compétition en Atlantique et en Manche. Nous n'avons définitivement retenu aucun site en Méditerranée.

Parmi ces quatre sites sélectionnés en short list, un site se distingue un peu plus chaque jour par le fort enthousiasme d'une majorité d'élus et d'acteurs importants avec lesquels nous serions amenés à collaborer au succès de la SolOcéane.

Nous nous sommes engagés vis-à-vis de chacun de ces quatre sites à ce que l'unité de production et de maintenance des Monotypes Océaniques® soit installée dans la région qui accueillera la SolOcéane.

C'est une idée qui séduit nos interlocuteurs responsables des collectivités contactées, mais cela crée également des contraintes techniques importantes, car les outillages de fabrication (moules) des Monotypes Océaniques® sont actuellement en fabrication - conformément à notre planning - et la construction du premier Monotype Océanique® de la série doit démarrer au tout début de l'année prochaine. Le choix définitif du site de production devient donc urgent.

A ce stade, entre les bâtiments (1 500 m² pour la construction + 2 000 m² pour la maintenance) disponibles dans des lieux qui nous séduisent peu, ceux qui sont dans des sites intéressants mais qu'il faut construire, ou ceux qui sont dans des sites de qualité également mais qui sont trop petits… notre démarche est délicate.

Néanmoins, l'un de ces quatre sites offre une majorité d'avantages, tant pour la construction et la maintenance des Monotypes Océaniques® que pour le développement de la SolOcéane et dans l'intérêt de ses partenaires français et étrangers. Ce serait également un site prestigieux à jumeler au site qui sera retenu en Nouvelle-Zélande, car l'Histoire a déjà réuni ces deux régions du Monde. Les échanges sont bien engagés avec les autorités de ce site et nous devrions être définitivement fixés dans les semaines qui viennent, peut-être même avant la fin de l'année.

Nous considérons donc que nous sommes dans le bon timing en ce qui concerne la désignation du site Français de la SolOcéane, quasiment trois ans avant le premier départ (25 octobre 2009) et moins d'un an avant le départ du warm up (25 octobre 2007).

Lors de la conférence de presse de lancement officiel de la SolOcéane, au siège de la Fédération Française de Voile à Paris le 15 juin dernier, Bridget Gee, qui représentait l'Ambassade de Nouvelle-Zélande en France, avait été interrogée par Patrick Brosselin de l'AFP (Agence France Presse) au sujet de la désignation du site néo-zélandais de la SolOcéane. Il s'agira en effet, soit de la capitale : Wellington, soit de "The City of Sails" : Auckland. Bridget Gee avait pris le pari que les Néo-zélandais se décideraient plus vite que les Français. Ce sympathique pari est toujours ouvert… et il est en passe d'être gagné par les Kiwis à quelques semaines près.

Propos recueillis auprès d'Yvan Griboval le 22 novembre 2006 à Paris.


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