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SolOcéane

Départ : J - 338
25 octobre 2009
SolOcéane

Bostik cap à l’ouest dans une forte brise

Lundi 7 Juillet 2008 RSS actualités

Bostik, le premier né de la série des monotypes Veolia Oceans® de la SolOcéane a quitté la rade de Cherbourg hier à 15h30 précises à destination de New York City, dans une solide brise de force 6 avec rafales. Alexia Barrier, skipper de Bostik pour cette transat de reconnaissance sur la route historique des grands paquebots, a coupé la ligne de départ pile au coup de canon, à onze nœuds au près serré (face au vent) sur la route directe. Alors qu’un avis de coup de vent avait paralysé à terre toutes les régates en cours en Manche, Bostik a pris la mer dans les conditions traditionnelles de la Transat anglaise en solitaire, avec trois solides dépressions à négocier en ce début de semaine. Des conditions idéales pour parfaire la préparation de la série monotype Veolia Oceans®, alors que le numéro deux va sortir du chantier JMV Industries durant la troisième semaine du mois de juillet.

Départ de Cherbourg-Octeville - 6 juillet 2008 Lancé à 12 nœuds au près (face au vent), Bostik s'élance sur le parcours Cherbourg - New York City dimanche 6 juillet 2008 à 15h30, par une brise de force 6.
Photo libre de droits pour un usage presse sous réserve de la mention obligatoire :
Photo François Van Malleghem - SailingOne

Charles Caudrelier, skipper habituel de Bostik demeuré à terre dans l’attente d’un heureux événement, voyait pour la première fois le long monocoque rouge (16 mètres) prendre le large sans lui. Il se charge néanmoins d’accompagner l’équipage composé de Alexia Barrier, du Canadien Phil Paxton et de Yann Clavier, le boat captain, en distillant ses conseils en matière de navigation par rapport aux prévisions météo. "On pourrait croire qu’en plein été l’Atlantique Nord est plus clément qu’au printemps, mais il n’en est rien. Bostik va rencontrer trois fortes dépressions avec des brises qui atteindront 45 nœuds (force 8 à 9) dans les rafales. C’est du vent de sud-ouest ou de secteur ouest, donc juste sur la route directe, ce qui va obliger l’équipage à monter très au Nord. Il faudra trouver ensuite l’opportunité de plonger au sud pour négocier au mieux l’anticyclone en formation au milieu de l’Atlantique".

Charles Caudrelier veillera également à la sécurité : "Nous avons mis en place une "porte des glaces", c’est-à-dire un point de passage obligé sous Terre-Neuve. Il est à peu près identique à celui de la Transat Artemis en solitaire du mois dernier et il devrait empêcher Bostik de naviguer dans les icebergs, qui dérivent de plus en plus au sud de la route orthodromique (route directe sur le Globe) en raison du réchauffement climatique".

Yvan Griboval, Président de SailingOne (Groupe Eurosport) et concepteur-organisateur de la SolOcéane et de cette transat aller-retour vers New York City, expliquait les raisons de cette navigation sur le ponton du port de Cherbourg où était amarré Bostik. "La première raison consiste à reconnaître le parcours d’une transat annuelle entre Cherbourg-Octeville et New York City sur lequel les monotypes Veolia Oceans® navigueront en équipage de quatre personnes, dont obligatoirement deux amateurs, c’est-à-dire deux marins qui ne sont pas rémunérés pour naviguer. Ce sera, par exemple, l’armateur-sponsor, un invité VIP ou un journaliste. Le retour, entre New York City et l’Europe, se fera en double avec un départ seulement quelques jours après l’arrivée de la transat aller aux Etats-Unis. Ce parcours, balayé traditionnellement par les dépressions estivales, mettra le monotype Veolia Oceans® et son skipper dans des conditions de navigation proches de celles de la SolOcéane : de fortes brises portantes, une température ambiante faible et une visibilité réduite. Comme dans le Grand Sud".

"La seconde raison qui motive cette navigation aller-retour en Atlantique Nord consiste à tester le monotype Veolia Oceans® dans des conditions que nous n’avons pas encore rencontrées : le près (navigation face au vent) dans une forte brise et une houle océanique formée. A la différence des prototypes IMOCA 60 du Vendée Globe qui embarquent plusieurs tonnes d’eau de mer dans leurs ballasts pour gagner en puissance face au vent, nous avons choisi de ne pas alourdir le monotype Veolia Oceans® d’un seul litre d’eau de mer à cette allure. L’inclinaison de la quille et quelques astuces architecturales du Cabinet Finot-Conq offrent des garanties de belles performances dans ces conditions".

"En effet, intellectuellement à titre personnel en tant qu’ancien coureur océanique, je ne me résoudrai jamais à construire un voilier de course high-tech en carbone en augmentant sensiblement son coût pour chasser les kilos superflus, si c’est pour être contraint d’embarquer des centaines de kilos d’eau de mer pour naviguer au près ! Donc, avec Jean-Marie Finot et Pascal Conq, les concepteurs du monotype Veolia Oceans®, nous avons fait le choix de ne construire aucun ballast pour la navigation face au vent. Les deux ballasts d’environ 1 300 litres chacun, situés complètement dans les angles à l’arrière de la coque, sont conçus pour des raisons de sécurité. Ils sont destinés à être remplis d’eau de mer lorsque le monotype Veolia Oceans® navigue au vent arrière par très forte brise dans une grosse mer escarpée, pour éviter tout risque d’enfournement. Libre ensuite à chaque équipage de trouver d’autres utilisations à ces ballasts pour optimiser les performances des monotypes Veolia Oceans®. Mais comme ceux-ci seront identiques les uns aux autres, cette utilisation dépendra exclusivement de la décision des marins. Les plus habiles dans l’utilisation de leur monture feront la différence. C’est la philosophie de la SolOcéane en particulier et de la monotypie en général".

Alexia Barrier, skipper actuel de Bostik et Phil Paxton ont embarqué avec une idée bien précise en tête, comme le rappelle la jeune navigatrice en solitaire : "J’ai envie de courir la SolOcéane et c’est pour moi une belle opportunité, à la fois pour découvrir le monotype Veolia Oceans® et pour acquérir de l’expérience avant de disposer de mon propre bateau". Quant à Phil Paxton, il navigue sur la même longueur d’ondes : "J’ai réservé le quatrième monotype de la série Veolia Oceans® et c’est important pour moi de naviguer au préalable dans des conditions réelles de course océanique. C’est un bon entraînement à plus d’un an du départ de la SolOcéane".


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