Bostik cap au sud sur la route de la SolOcéane
Jeudi 3 Janvier 2008
Charles Caudrelier, skipper de Bostik, le premier monotype Veolia Oceans® produit en vue de la SolOcéane 2009, Liz Wardley, Erwan Tabarly et Erwan Lebec ont quitté la marina de Cascais, près de Lisbonne au Portugal, lundi 31 décembre en début d'après-midi. Après deux jours de navigation face au vent, ils bénéficient désormais de brises portantes qui leur permettent de plonger cap au sud sur la route de la première étape du Tour du monde de Reconnaissance de la SolOcéane, entre Caen et Wellington, la capitale de Nouvelle-Zélande.
De nuit à bord de Bostik.
Photo libre de droits pour un usage presse sous réserve de la mention obligatoire :
Photo Jean-Marie Liot - SailingOne
"Ce chantier d'une semaine a été profitable", explique Jean-Baptiste Daramy, Directeur de projet de la Classe monotype Veolia Oceans®. "Navtec a été très réactif. Malgré la période des fêtes, Navtec Etats-Unis a réalisé deux haubans PBO en urgence et les a expédiés en express chez Navtec Europe qui a spécialement ouvert ses ateliers pour les préparer selon nos besoins. En définitive, c'est bien un excès de raguage (frottement répété) de la grand-voile sur le hauban qui est à l'origine du bris du hauban de Bostik. Avec les protections qui ont été ajoutées, nous ne devrions plus connaître ce problème".
"Nous en avons profité pour revoir les fixations du gouvernail sur le tableau arrière", précisait Charles Caudrelier, skipper de Bostik, avant son départ. "Le système conçu par le Cabinet Finot-Conq et Associés montrait des signes de faiblesse à l'identique de ce qui s'est produit sur leurs trois nouveaux IMOCA 60. Nous avons donc anticipé les avaries sur les conseils de Pascal Conq".
"Deux autres petits problèmes ont été résolus", ajoute Yvan Griboval, Président de SailingOne et initiateur du monotype Veolia Oceans®. "L'équipe technique de Jean-Baptiste Daramy a remplacé le tangon et les pièces qui le maintiennent sur le pont. Nous avons également changé une pièce défaillante du système hydraulique de quille qui était à l'origine d'un dysfonctionnement que nous n'expliquions pas. Il nous reste une panne aléatoire sur la génératrice. Nous n'avons pas encore trouvé la raison de ce handicap, pour l'instant sans conséquence. La route est encore longue pour permettre la mise au point de ce premier monotype Veolia Oceans®".
Désormais, Bostik navigue l'étrave dressée vers le sud, dans des conditions de plus en plus agréables, avec une température en hausse. Le départ du Portugal s'est effectué par un vent très léger, puis au près serré. Pendant deux jours, Bostik a escaladé les vagues et Charles Caudrelier indiquait : "Après les bosses, on attaque la descente tout schuss. On va se régaler, car Bostik est au top et on va naviguer à un rythme de course en solitaire. L'un de nous est en course. L'autre est en veille active, à la table à carte ou dans la descente, pour intervenir en cas de problème. Les deux autres sont au repos complet. Toutes les deux heures, on inverse les rôles. Le solitaire devient le veilleur et le veilleur le solitaire. Puis après quatre heures, ceux qui étaient en repos prennent leur quart".
"Nous avons décidé de faire au moins un nouvel arrêt avant Wellingon", précise Yvan Griboval. "D'une part Erwan Tabarly vient de signer avec un nouveau partenaire (Athema), pour la saison Figaro Bénéteau 2008 et il lui faut être présent à des opérations de relations publiques au mois de février. D'autre part, je souhaite qu'un check-up complet de ce premier Veolia Oceans® soit réalisé avant que Charles Caudrelier ne s'engage dans le Grand Sud. Enfin, après un test grandeur nature de 7 000 milles nautiques, tout notre bateau sera en grande partie validé et nous pourrons envisager une navigation dans les Quarantièmes Rugissants à la manière d'un record par rapport aux moyennes de voiliers plus grands et non pas seulement comme un convoyage placé à 100% sous le thème de la sécurité. Pour cela, Bostik fera escale au Cap, en Afrique du Sud, vers le 20-25 janvier".
Actualités précédentes