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SolOcéane

Départ : J - 477
25 octobre 2009
SolOcéane

Bostik en route pour Wellington en Nouvelle-Zélande

Dimanche 16 Décembre 2007 RSS actualités

Charles Caudrelier, skipper de Bostik, le premier monotype Veolia Oceans® produit en vue de la SolOcéane 2009, Liz Wardley, Erwan Tabarly et Erwan Lebec ont coupé à 14h00 aujourd'hui la ligne de départ du Tour du monde de Reconnaissance de la SolOcéane, à la sortie du port de Caen-Ouistreham. Après avoir viré une bouée de dégagement, Bostik a visé la pointe du Cotentin, en route pour Wellington, la capitale de Nouvelle-Zélande, où son arrivée est programmée dans une cinquantaine de jours, vers le 7 février 2008.

Départ du Tour du monde de Reconnaissance - 16 décembre 2007 Lancé à pleine vitesse par quinze nœuds de vent, Bostik franchit la ligne de départ entre le bateau comité et la bouée "Ouistreham". Il est 14h00 (13h00 GMT) dimanche 16 décembre 2007 au large de Caen : Bostik met le cap sur Wellington en Nouvelle-Zélande.
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Photo Jean-Marie Liot - SailingOne

Il ne manquait rien au tableau, pas même le dauphin qui a fait deux cabrioles devant l'étrave rouge du monotype conquérant à la sortie du chenal de Ouistreham. Vent d'une petite quinzaine de nœuds, grand ciel bleu sans un nuage, soleil aux tons chaleureux et froid piquant - pour laisser imaginer aux invités des partenaires de Bostik et de la SolOcéane comment le froid sera l'ennemi des quatre marins lorsqu'ils s'engageront dans une vingtaine de jours sur les océans hostiles de l'Hémisphère sud. Un air mythique de Maria Callas à l'entrée du Bostik dans les écluses de Ouistreham, puis la marche triomphante de "Pirates des Caraïbes" à l'ouverture des portes du large et les gorges se serraient d'émotion. Sur le quai, le froid cinglant n'était pas le seul responsable des yeux embués. Le slogan PURE EMOTION qui souligne le logo de la SolOcéane n'était pas usurpé aujourd'hui au départ du Bostik pour l'aventure du Grand Sud.

"C'est formidable de partir avec un vent d'est", déclarait Charles Caudrelier avant de larguer les amarres. "A cette époque de l'année, tous les marins qui tenteront un record autour du monde guettent une telle fenêtre avec impatience, car les vents dominants viennent du sud-ouest et de l'ouest en soufflant avec violence. Ils rendent difficile la progression vers le Sud. Or, aujourd'hui et dans les jours qui viennent, nous allons pouvoir quitter l'Europe à vive allure, en échappant au premier grand piège que représente le Golfe de Gascogne". De façon plus intime, répondant à André Ladurelli, Président de Bostik, qui lui souhaitait bon vent et lui exprimait sa joie de lui offrir ainsi la chance d'entamer ce grand périple sur un monotype Veolia Oceans®, Charles Caudrelier ajoutait : "Nous sommes quatre enfants gâtés, car disposer d'un tel monotype pour aller découvrir le Sud avant d'y retourner en solitaire en course dans deux ans, est une chance extraordinaire. Nous sommes vraiment heureux". Cela se confirmait d'ailleurs dans les regards des quatre complices.

A la question qui consiste à savoir quel va être le rythme de la navigation de Bostik, alors que ce Tour du monde de Reconnaissance de la SolOcéane n'est ni une compétition, ni une tentative de record, mais simplement un test grandeur nature comme cela n'a jamais existé auparavant pour une course océanique, Charles Caudrelier ne laissait planer aucune ambiguïté. "Nous sommes un équipage de quatre coureurs en solitaire. A tour de rôle il y aura l'un de nous à la manœuvre et de quart, un en veille pour lui porter assistance s'il le réclame et les deux autres seront en repos". En clair, cela signifie que chacun naviguera en solitaire au rythme d'une véritable compétition, autant pour tester le monotype Veolia Oceans® dans les conditions exactes de la SolOcéane, que pour se tester soi-même avec l'esprit libre de savoir qu'un autre marin, ou même trois, peuvent surgir sur le pont à tout moment pour résoudre une situation complexe.

Le départ, comme en régate, presque au vent de travers à près de quinze nœuds pour une brise à peine plus rapide, puis un envoi de spi parfaitement maîtrisé ont donné le ton de cette navigation originale de quatre solitaires embarqués sur un même bateau. Charles Caudrelier plaisantait à ce sujet avant de quitter Caen ce matin : "Je suis heureux de naviguer avec Erwan Tabarly. D'habitude je passe mon temps à le chercher devant ou derrière, car nous courons souvent les mêmes compétitions. Au moins ici, il ne sera pas trop loin, ni devant… ni derrière d'ailleurs", ajoutait-il amusé, en prenant conscience de la réflexivité de sa déclaration.

Toutefois, la sécurité s'inscrit dans le programme des quatre marins de Bostik, comme le soulignait Charles Caudrelier : "Une fois que nous aurons doublé le Cap de Bonne-Espérance, que nous aurons pénétré dans les Quarantièmes Rugissants, nous lèverons le pied, comme le font d'ailleurs les solitaires en course dans cette zone de navigation à risques multiples. Notre objectif prioritaire est de mener Bostik à bon port, d'arriver à Wellington sans problème majeur".

Trois longs coups de sirène, comme le veut la tradition, puis le bateau des familles et des amis a tourné l'étrave vers le port de Ouistreham. Bostik, lancé sous spi à environ quinze nœuds s'est fondu dans les ors d'un soleil hivernal rasant. L'aventure ne faisait que commencer. PURE EMOTION.




La SolOcéane est la première compétition de voile océanique en solitaire autour du monde qui se courra à égalité de chances sur des monocoques high-tech de seize mètres (52,5 pieds) tous identiques les uns aux autres : les monotypes Veolia Oceans®, baptisés de ce nom de série aux couleurs du Partenaire Principal de la SolOcéane, Veolia Propreté. La première édition de ce tour du monde partira le 25 octobre 2009 de l'agglomération Caen la mer pour faire escale à Wellington, la capitale de Nouvelle-Zélande, avec retour en Basse-Normandie, à Cherbourg-Octeville où sera jugée l’arrivée de ce tour du monde par les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin, Horn). Chaque étape représente environ 50 à 55 jours de navigation, pour un périple total de 26 000 milles (48 000 kilomètres) autour de la planète.


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